
jeudi 6 septembre 2007
lundi 20 août 2007
Gottingen
gottingen
drouot
http://www.youtube.com/watch?v=IWYY3wt1430
Bien sûr, ce n'est pas la Seine,
Ce n'est pas le bois de Vincennes,
Mais c'est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.
Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l'amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen.
Ils savent mieux que nous, je pense,
L'histoire de nos rois de France,
Herman, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen.
Et que personne ne s'offense,
Mais les contes de notre enfance,
"Il était une fois" commence
A Göttingen.
Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.
Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l'âme grise de Verlaine,
Eux c'est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen.
Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.
Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.
O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime,
A Göttingen, à Göttingen.
Et lorsque sonnerait l'alarme,
S'il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.
Barbara
http://www.youtube.com/watch?v=IWYY3wt1430
Bien sûr, ce n'est pas la Seine,
Ce n'est pas le bois de Vincennes,
Mais c'est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.
Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l'amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen.
Ils savent mieux que nous, je pense,
L'histoire de nos rois de France,
Herman, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen.
Et que personne ne s'offense,
Mais les contes de notre enfance,
"Il était une fois" commence
A Göttingen.
Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.
Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l'âme grise de Verlaine,
Eux c'est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen.
Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.
Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.
O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime,
A Göttingen, à Göttingen.
Et lorsque sonnerait l'alarme,
S'il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.
Barbara
jeudi 19 juillet 2007
Le dormeur de Nôtre-dame

Il est 11h00. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi l’endroit le plus touristique de paris pour m’arrêter et profiter du soleil. D’ailleurs je ne profite pas, car j’entends le glouglou des masses ouailleuses, le pépiement de basse-cour du bétail de touriste sortis de leur boite de conserve climatisée. Je regarde ces imbéciles de japs se faire photographier dans toutes les poses, et vas-y que je lève la jambe, le peace devant la rosace et le cheese devant la statue, et le poirier devant le point zéro …
Et pourtant puisque j’ai choisi ce lieu, je sais qu’il y a une raison, je ne sais pas encore laquelle, mais je ais qu’il y en a une.
J’ai toujours aimée m’attarder à regarder les gens. D’ailleurs cela m’a déjà valu quelques insultes pour regard insistant. J’aime les gens. Je les décortique des yeux, je les détaille au millimètre, je les mange visuellement, je me nourris de leurs expressions, je fais une boulimie de gens.
Je regarde surtout le visage et les mains. Je ne m’intéresse pas trop aux vêtements. Je compte les rides des vieux et plus ils en ont plus je les trouve beaux, le contour de la bouche d’une fille comment elle se maquille, sa façon de parler, l’air contrarié d’un garçon, sa façon de froncer les sourcils.. J’essaye de lire en eux, je les sonde du regard jusqu'a en être rassasié, mais généralement je suis avortée dans mon analyse par leur départ.
Je regarde surtout le visage et les mains. Je ne m’intéresse pas trop aux vêtements. Je compte les rides des vieux et plus ils en ont plus je les trouve beaux, le contour de la bouche d’une fille comment elle se maquille, sa façon de parler, l’air contrarié d’un garçon, sa façon de froncer les sourcils.. J’essaye de lire en eux, je les sonde du regard jusqu'a en être rassasié, mais généralement je suis avortée dans mon analyse par leur départ.
Pendant que je disséquais quelques visages, il y avait ce garçon endormi sur le parvis de notre dame.
Il portait un blouson en cuir, les cheveux en batailles, et un jean délavé. Il s’était endormi au milieu du passage, la tête sur son sac jaune et les gens l’enjambaient tout en discutant, ne se souciant guère de lui.
Etait-ce un vagabond ? Une étudiant en pose ? Un jeune fugueur ? Un marginal ?
Il devait avoir plus de la vingtaine, a peine. J’étais trop intriguée pour continuer mon jeu, trop absorbée par lui pour me concentrer sur qui que ce soit d’autre.
J’ai voulu en savoir plus, je me suis rapprochée. Comble de l’ironie, ce jeune vagabond endormi avait posé sur sa poitrine une livre de Kreouack, « les clochards célestes ».
Son errance avait du lui inspirer cette lecture opportune. Je me pose au dessus de lui, avec mon livre (j’en ai toujours 4 ou 5 sur moi, comme une tortue promène sa maison, moi je promène ma bibliothèque) et je me couche au soleil.
J’attends qu’il se réveille.
Je l’entends remuer dans son sommeil, sûrement visité par Morphée et les murmures de la cathédrale qui, dressée fièrement de tout sa robe de pierre, le protège comme une louve protègerait ses petits.
Derrière moi un homme, qui semble venir du sud car il a les sillons du soleil tracés sur le visage, nourrit les moineaux a même la main. Il devient rapidement le spectacle intriguant pour tous les touristes, et moi-même je me retrouve absorbée cette attraction.
Pendant que je me laissais distraire, mon vagabond s’était réveillé. Etonne par le monde qui l’entoure, il se relève endolori et s’attarde un temps sur le spectacle du vieux…
Puis il s’en va. Je suis prise de court. J’aurais voulu lui parler, savoir si il était clochard céleste, vagabond merveilleux, étudiant fugueur … Je vois le sac jaune s’éloigner de la foule et je le suis. Je le suis de loin, je le piste, je le trace, il est déjà sorti du parvis et traverse le pont, il se dirige vers le carrefour, je le vois traverser mais les voitures me bloquent. Je le suis du regard, le récupère de vue sur le trottoir, jusqu’ou m’emmènera-t-il ? Et que lui dirais-je ?
Je continue a le pister, et arrivée a un autre carrefour, plus rien. Plus de traces, je regardes toutes les rues, et scrute un point jaune. Rien. Dépitée je continue ma route, je pars acheter "les vagabonds célestes" de Kerouack. Tandis que je me dirige vers la libraire une voix m’apostrophe vers le bas.
- Vous auriez pas une petite pièce s’il vous plait ?
A.S
jeudi 24 mai 2007
jeudi 10 mai 2007
Arthur

Le seul qui ait réussi à me toucher sans que j'en fasse un ulcère après.
Lui aussi c'est un squelette maintenant. Une mouette, un albatros de baudelaire
"le poète est semblable au prince des nuées
qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
exilé sur le sol au milieu des huées
ses ailes de géant l’empêchent de marcher."
J'en ai marre de l'autre, j'en ai marre d'entendre "mon ventre est ballonné, je chie jaune, ma petite culotte est trop grande,..."rien a foutre.
Let me not to the marriage of true minds

Let me not to the marriage of true minds
Admit impediments. Love is not love
Which alters when it alteration finds,
Or bends with the remover to remove:
O no; it is an ever-fixed mark,
That looks on tempests, and is never shaken;
It is the star to every wandering bark,
Whose worth's unknown, although his height be taken.
Love's not Time's fool, though rosy lips and cheeks
Within his bending sickle's compass come;
Love alters not with his brief hours and weeks,
But bears it out even to the edge of doom.
If this be error, and upon me prov'd,
I never writ, nor no man ever lov'd.
Admit impediments. Love is not love
Which alters when it alteration finds,
Or bends with the remover to remove:
O no; it is an ever-fixed mark,
That looks on tempests, and is never shaken;
It is the star to every wandering bark,
Whose worth's unknown, although his height be taken.
Love's not Time's fool, though rosy lips and cheeks
Within his bending sickle's compass come;
Love alters not with his brief hours and weeks,
But bears it out even to the edge of doom.
If this be error, and upon me prov'd,
I never writ, nor no man ever lov'd.
Shakespeare
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