lundi 17 novembre 2008
un deux Toi
Un deux trois Soleil je me suis retournée j'ai pas osé regarder si t'étais encore là je me suis enfuie j'ai quelque chose de pulvérisé à l'interieur je veux pas te bomber comme j'explose tout autour je veux pas que tu balaye mes ruines de dedans non plus je sais pas faire pousser les fleurs dans le desert j'ai pas cette magie là je suis un être d'affect une affection ça peut être une infection et pourtant depuis que tu m'as mordu le doigt je suis mordue de toi deux toits au milieu il y a un vide et je joue au funambule sur un fil je dés-en-bulles ce n'est pas toi c'est moi qui fuis et je sais plus boucher les trous le chaos ça colle à la peau ça fait décoller à force de passer au dessus des choses on est plus dedans et pourtant c'est beau d'apprendre à te connaître et ça mérite bien un effort je laisse juste un bout d'encre sur l'oreiller je m'ancre pas et si cela n'a pas de sens alors c'est que tu comprend parfaitement
vendredi 14 novembre 2008
Noyer

J’ai décidé de faire parler les arbres, qui sont la mémoire de ces histoires déchirantes. Et l’arbre arbore le récit de cette liaison intime et intimidante :
Cette femme. Cette femme là tenait cet enfant là dans les bras. Ce n’était pas un enfant. Ce n’était pas encore un enfant. Enfin. Elle le tenait langé comme un ange, logé contre son sein. Elle était consumée par un feu d’amour destructeur. Si séré contre Elle qu’il en étoufferait, prostré dans sa poitrine, il n’était plus qu’un petit bout de chair. Hagarde elle se tenait acharné. Il y avait un puit vide dans la lande était déserte. L’enfant l’aimait lascif d’une lubricité incestueuse. Ils se mangeaient mutuellement. Il lui lapait la poitrine pendant qu’elle le dévorait de baisers.
Etait-ce une fille ou un garçon ? Ce n’était qu’un nourrisson baignant dans l’hymen. Que s’est-il passé ? La mère amante a tué son bébé. Le petit poupon a bouffé l’angoisse maternelle et s’est étouffé. Et le puit était rempli. Elle s’y jeta l’emmenant avec elle. Il est là, près de moi, je le porte. Je l’ai vu, Elle, les yeux vitreux, trop plein d’émotion, troublante et troublée, les mains tremblantes comme naissent parfois les désirs enivrants. Que s’était-il passé ? Il n’y a que le passé qui le dira.
Cette femme. Cette femme là tenait cet enfant là dans les bras. Ce n’était pas un enfant. Ce n’était pas encore un enfant. Enfin. Elle le tenait langé comme un ange, logé contre son sein. Elle était consumée par un feu d’amour destructeur. Si séré contre Elle qu’il en étoufferait, prostré dans sa poitrine, il n’était plus qu’un petit bout de chair. Hagarde elle se tenait acharné. Il y avait un puit vide dans la lande était déserte. L’enfant l’aimait lascif d’une lubricité incestueuse. Ils se mangeaient mutuellement. Il lui lapait la poitrine pendant qu’elle le dévorait de baisers.
Etait-ce une fille ou un garçon ? Ce n’était qu’un nourrisson baignant dans l’hymen. Que s’est-il passé ? La mère amante a tué son bébé. Le petit poupon a bouffé l’angoisse maternelle et s’est étouffé. Et le puit était rempli. Elle s’y jeta l’emmenant avec elle. Il est là, près de moi, je le porte. Je l’ai vu, Elle, les yeux vitreux, trop plein d’émotion, troublante et troublée, les mains tremblantes comme naissent parfois les désirs enivrants. Que s’était-il passé ? Il n’y a que le passé qui le dira.
samedi 8 novembre 2008
l'amère

Mon petit, tout petit comme une goutte entre mes doigts. Je te lècherais pour te garder en moi, petite goutte d’encre ancrée dans le ventre de ta maman. Mon Amour. Mon Beau. Mon roi. Enfin je vais pouvoir vivre, je t’ai tant attendue. Je te serrerai, t’embrasserai les pieds, je te mangerai le nez en croquant tes sourires rieurs et à jamais tu resteras mien. Si un jour la vie t’éloigne de moi, n’oubli jamais que tu viens de mes entrailles et qu’il fallu une tenaille pour t’en arracher. Je ne veux pas que tu fleurisses, que les gens puissent te voir, et t’enlever à moi. Reste un petit bourgeon, petit poupon empaqueté dans tes langes, un ange apeuré. Aporie amère de mon devoir de mère. Je te dévore d’amour, mon ardeur ardente te consume. Mais ne vois tu pas comme je t’aime ? Cet amour charnier vient de ma chair. Je ne veux pas que tu t’arraches au sein maternel. Tète ! Tète ta petite tête collée à ma chair. Je t’enlève du monde pour t’élever, je te lèche et t’allaite et personne ne pourra te défaire de moi, tu m’es lié, je t’encorde à mon sort. S’en sortir à deux pour se sauver. Je t’emmène loin de ce monde dans l’onde de lumière où nous irons voguer sur des océans de chimères. J’imagine une lande où nous serons toi et moi dans une brume de crépuscule. Nous irons nous coucher sous le noyer, bercé par son ombrage, couvert de sa ramée et nos deux corps arrimés seront suturés d’une étreinte. Je recoudrai les plaies que je te ferai.
Maintenant je suis en deuil de ce petit bourgeon. Je te réclame des catacombes de la tombe.
Un zeste amère et pas éternel, amours incessantes tueuses, amours tués, amours tues.
Chut ! Chute ? …
Maintenant je suis en deuil de ce petit bourgeon. Je te réclame des catacombes de la tombe.
Un zeste amère et pas éternel, amours incessantes tueuses, amours tués, amours tues.
Chut ! Chute ? …
samedi 5 juillet 2008
« si je pouvais retourner dans l’enfant que j’ai été » *

L’enfant qu’on est ou l’enfant qui n’est pas né.
J’ai perdu quelque chose derrière. Quelque part, quelqu’un ou quelque chose et mort, … ou quelqu’un dort encore ?
J’ai en moi, un cadavre d’enfant qui pourri mes viscères. Je l’aime. J’aime prendre l’enfant qui est en moi et le caresser, le cajoler, m’en occuper comme d’une mère. Petit être qui tète et me tient par son charme décharné.
Retrouver un corps d’enfant pour retourner dans l’enfant qui est en moi.
Mais ne faudrait-il pas le tuer ? Petit spectre malade qui me hante. Il est lié à la chaîne maternelle.
Qui s’auto-psychianalise se regarde le nombril ! On se regarde, on s‘admire, on se hait. Un petit couplet pour un miroir désenchanté.
J’ai soif de glace ! Depuis quand fond elle devant moi pour ouvrir sa bouche hideuse et me parler ? On dresse un miroir, le miroir de la mère, de la méchante mère, celle qui voulait du mal à la blanche neige, ou la maléfique qui endort la belle, elle tend son miroir à la petite fille en lui dictant la formule magique. Que dit tu ? Et la formule est partie dans la tombe.
Un miroir te dresse et te presse au mouroir. Chaude logorrhée mensongère.
Un songe mensonger, conte pour enfants ratés :
Il s’appelle Melancholia. On mêla sa noirceur à sa bile. On le prit à la naissance, on lui fit une césarienne, on lui peignit les entrailles en noir et on referme le ventre, le tout bien cousu pour qu’il n’accouche jamais de son mal. Lorsqu’il se regarde le nombril, il voit l’origine de sa souffrance, son enfant à lui, sa bile noire.
Il grandit avec un habit de deuil, qui lui ne grandissait pas. Au fil des années, son corps cloîtré dans ce costume amidonné s’étriqua. Il n’atteint jamais sa taille adulte. Sa bile noire le rendait malade. Mais la bile était bien ancrée, entravée dans les entrailles, alors pour se soigner, il la vomit. Elle en noircit d’autant plus son organisme. Il continu à se regarder le nombril, en se demandant qu’est ce qui pourrait bien le libérer, dénouer ces fils. Il s’ouvre lui-même le ventre pour aller chercher et fouiller. Au fond il n’y avait rien qu’un peu de vase.
Un petit être qui tète et s’entête à vouloir croire un mensonge. Seulement pour ne pas grandir.
Qu’est-ce qui est coincé derrière ?… à part mon cul ? Derrière c’est devant, il suffit de croire à son propre mensonge et se le réinventer. La fable se perd, elle a son compte de contes. Et puis tout s’épuise avec le temps. Est-ce que mentir à soi-même c’est fabuler ? Tu fabules, on se fait bulle, comme le papier, et on s’explose … de rire. Quand ça pète entre les doigts comme des petites mitraillettes, on y croit, c’est la guerre, c’est ça l’enfance aussi !
Il ne faut pas retourner dans l’enfant qui est en nous, il faut LE retourner, le placer haut, en haut et le brandir comme une victoire.
A.S
*(Macbeth heiner muller)
J’ai perdu quelque chose derrière. Quelque part, quelqu’un ou quelque chose et mort, … ou quelqu’un dort encore ?
J’ai en moi, un cadavre d’enfant qui pourri mes viscères. Je l’aime. J’aime prendre l’enfant qui est en moi et le caresser, le cajoler, m’en occuper comme d’une mère. Petit être qui tète et me tient par son charme décharné.
Retrouver un corps d’enfant pour retourner dans l’enfant qui est en moi.
Mais ne faudrait-il pas le tuer ? Petit spectre malade qui me hante. Il est lié à la chaîne maternelle.
Qui s’auto-psychianalise se regarde le nombril ! On se regarde, on s‘admire, on se hait. Un petit couplet pour un miroir désenchanté.
J’ai soif de glace ! Depuis quand fond elle devant moi pour ouvrir sa bouche hideuse et me parler ? On dresse un miroir, le miroir de la mère, de la méchante mère, celle qui voulait du mal à la blanche neige, ou la maléfique qui endort la belle, elle tend son miroir à la petite fille en lui dictant la formule magique. Que dit tu ? Et la formule est partie dans la tombe.
Un miroir te dresse et te presse au mouroir. Chaude logorrhée mensongère.
Un songe mensonger, conte pour enfants ratés :
Il s’appelle Melancholia. On mêla sa noirceur à sa bile. On le prit à la naissance, on lui fit une césarienne, on lui peignit les entrailles en noir et on referme le ventre, le tout bien cousu pour qu’il n’accouche jamais de son mal. Lorsqu’il se regarde le nombril, il voit l’origine de sa souffrance, son enfant à lui, sa bile noire.
Il grandit avec un habit de deuil, qui lui ne grandissait pas. Au fil des années, son corps cloîtré dans ce costume amidonné s’étriqua. Il n’atteint jamais sa taille adulte. Sa bile noire le rendait malade. Mais la bile était bien ancrée, entravée dans les entrailles, alors pour se soigner, il la vomit. Elle en noircit d’autant plus son organisme. Il continu à se regarder le nombril, en se demandant qu’est ce qui pourrait bien le libérer, dénouer ces fils. Il s’ouvre lui-même le ventre pour aller chercher et fouiller. Au fond il n’y avait rien qu’un peu de vase.
Un petit être qui tète et s’entête à vouloir croire un mensonge. Seulement pour ne pas grandir.
Qu’est-ce qui est coincé derrière ?… à part mon cul ? Derrière c’est devant, il suffit de croire à son propre mensonge et se le réinventer. La fable se perd, elle a son compte de contes. Et puis tout s’épuise avec le temps. Est-ce que mentir à soi-même c’est fabuler ? Tu fabules, on se fait bulle, comme le papier, et on s’explose … de rire. Quand ça pète entre les doigts comme des petites mitraillettes, on y croit, c’est la guerre, c’est ça l’enfance aussi !
Il ne faut pas retourner dans l’enfant qui est en nous, il faut LE retourner, le placer haut, en haut et le brandir comme une victoire.
A.S
*(Macbeth heiner muller)
jeudi 10 avril 2008
Dying twice

Every body says that doing his mourning means nothing. But that’s not true. When somebody dies, he stays with you until you let him go. I was laughing when people told me to “make my mourning” thinking that they don’t even know what is to lose someone. Or also when the same said “to live your own life” like if you could live for someone else but you.
But they were right and I was wrong.
My mother died twice. The first date is 4th June 2004 and the other 30th March 2008.
During almost four years I’ve lived my life with someone at my sides. I was feeling her really, and carry her on my shoulders. I had an extra-weight on myself moreover than my own-self.
But even if you’re able to feel it, you can’t deliver yourself from this. But suddenly, a morning you wake up, and you feel different. The weight you had on you has passed in you. And you feel free. It’s just like if a second skin had been taken off, and you seem to be lighter. The deep crave that you had inside and that made you feel so empty, is gone, and replaced by so much feelings. You perceive your emotions. "You were not drunk, but full of emotions" he toldme and now i understand when it happened. And after this you can let all the things that attached you to the person, rings, clothes, because you don’t have to keep the person on. You’re stomach, that has a long time been a cemetery for a dead, now, let’s life begin. But this person is in you forever, and you don’t need anything to refasten to her because now you realise that she’s dead and you have to let her go. She has flied away. And you’re free. Someone is dead and someone else is born again.
But they were right and I was wrong.
My mother died twice. The first date is 4th June 2004 and the other 30th March 2008.
During almost four years I’ve lived my life with someone at my sides. I was feeling her really, and carry her on my shoulders. I had an extra-weight on myself moreover than my own-self.
But even if you’re able to feel it, you can’t deliver yourself from this. But suddenly, a morning you wake up, and you feel different. The weight you had on you has passed in you. And you feel free. It’s just like if a second skin had been taken off, and you seem to be lighter. The deep crave that you had inside and that made you feel so empty, is gone, and replaced by so much feelings. You perceive your emotions. "You were not drunk, but full of emotions" he toldme and now i understand when it happened. And after this you can let all the things that attached you to the person, rings, clothes, because you don’t have to keep the person on. You’re stomach, that has a long time been a cemetery for a dead, now, let’s life begin. But this person is in you forever, and you don’t need anything to refasten to her because now you realise that she’s dead and you have to let her go. She has flied away. And you’re free. Someone is dead and someone else is born again.
vendredi 4 avril 2008
Envie de deux êtres en vie
Envie de deux êtres en vie
Voir quelqu'un et avoir l'impression de le connaître au premier coup d'oeil
Regarder quelqu'un et avoir vraiment envie de le connaître
Se teindre les cheveux en jaune parce que sa fout un coup à la tête
Avoir envie de se teindre les cheveux en rouge parce qu'on a vu quelqu'un se les teindre en jaune
Se mettre un faux flingue sur la tempe
Sourire a quelqu'un
Fixer un point pendant vingt minutes quand tout le monde essaye de vous déconcentrer tout en restant impassible même si on vous met des pailles dans le nez
Demander à quelqu'un si il te voit flou
Mettre des chapeaux de gestapo qui viennent vraiment de la gestapo (parait-il)
Coller sa lèvre sur sa gencive pour avoir une tête de lapin
Loucher comme si c'était naturel
Faire des grimaces pendant que d'autres sont en train de parler sérieusement
Retenir un numéro par coeur quand quelqu'un le donne à quelqu'un d'autre et l'appeler ensuite sans être censée avoir son numéro
Donner un rendez-vous à quelqu'un sans être sure qu'il viendra et être contente qu'il y soit
Fumer des clopes dans un arbre
Parler dans un arbre
Raconter sa vie sans avoir peur que l’autre ai peur de ce que l’on raconte
Ecouter l’autre raconter des histoires de sa vie qui pourrait être dans des livres
Prendre de la coke, extasie, amphet, mesca, drogues dures, drogues molles, drogues liquides, drogues solides, drogues ...
S'être fait éteindre une clope sur le torse sans rien sentir
Regarder cuire de la soupe à poil à quatres heures du matin dans une casserole vide en disant qu'il est onze heures sans montre au poignet
Ecouter quelqu'un vraiment
Regarder quelqu'un vraiment
et être vrai(e)
Regarder un castor qui passe
S'extasier devant un canard
Etre parti à Londres avec cent euros et un sac à dos trop lourd pendant deux mois
Etre partie en Afrique pendant un an
« parler du garçon arbre et ange à la fois qui à traverser l'océan ... me perdre tout en sachant qu'avec toi je suis en sûreté ... m'adresser à toi dans un mauvais allemand » (Kane)
Réciter manque de sarah kane en face de quelqu'un qui vous écoute vraiment et qui comprend
Se déguiser en babacool
Dire qu'on ira fumer des joints dans un entrepôt désaffecté
Dire qu'on ira à deux dans un café avec la lèvre collée sur la gencive et loucher comme si c'était naturel en regardant la réaction des gens sans sciller
Ecouter Joy Division
Rire franchement et se sentir bien
Se faire des fausses larmes avec du maquillage
Avoir envie d'embrasser quelqu'un sans savoir pourquoi juste parce qu'on a envie et le faire
Se réveiller avec un oeil au beurre noire sans savoir pourquoi
Aller en cours avec des fausses larmes et une heure de retard
Parler avec quelqu'un perché en l'air sur une fenêtre
Rouler sur un vélo sans selle avec une roue sans pneu qui fait des étincelles
Parler avec un téléphone fixe accroché sur la tête avec le fil et avoir les deux mains libres
Fumer assise sur les marches jusqu'a ce que quelqu'un rentre
Et puis ...
vendredi 28 mars 2008
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