mardi 11 janvier 2011

l'enfant la mère l'amour le manque

Une fois j'ai fait un rêve où tous les symboles concordaient pour dire une seul chose: Ta mère est morte. Les choses les plus douloureuses sont souvent les moins explicites. C'est au moment où il faut creuser, avec les ongles et les dents, dans sa propre chair, que l'on tombe sur un os.
J'ai toujours pensé que tout le monde porte en lui un enfant, dans ses tripes, et que c'est ce qui conditionne cette personne dans ce qu'elle est au présent.
Et pour ceux qui souffrent, c'est cet enfant là vers lequel il faut se tourner. Ce n'est pas moi que j'essaye de soigner, mais la petite fille malade dans mon ventre qui bientôt, si elle continue à de désagréger de la sorte, finira par mourir et pourrir dans moi. Et à ce moment là, je serai incurable, tel que ma mère l'a été, et comme j'ai pu en voir les dégâts. Maintenant que j’ai souhaité disparaitre, maintenant que j’ai fait le tri, j’ai enfin compris que pour grandir, pour enterrer mon enfance, je dois me dépêcher d’enterrer mes rêves. J'ai fini par comprendre que je me suis inventé mon propre rêve. J'ai enfin compris que je ne vivais pas bien, et que je me suis cachée dans mon rêve. Mais maintenant je ne me sens plus bien dans mon rêve non plus. Quand un enfant rêve, tout devient trop vrai, et c’est pour ça que les enfants auront toujours peur. J'ai enfin compris que je ne fuis pas, mais que je me réveille. Enfin, je commence à comprendre que je ne suis plus une enfant. Enfin.
Et pourtant à ce moment la peur me saisie et je racle, je racle tout ce que je peux pour le tenir en main et ne pas le laisser sortir, pour ne pas accoucher de cet enfant.

mercredi 1 décembre 2010

mirioir à l'envers

J'me rappel quand il était deux heures du matin et que j'regardais par la fenêtre,qu'on voyait comme maintenant d'la neige partout, des flocons qui tremblaient de là-haut comme si le ciel me disait : « t'inquiètes, j'comprends ... ». J'avais le coeur en vrac, j'transpirais encore la téquila d'la veille, l'odeur d'un gars ou un autre qui m'collait à la peau et que j'essayais d'm'arracher avec les ongles et les dents. Et puis quand j'fragmentais trop hors de moi-même, mes sentiments qui m'déboussolaient, j'avais les jambes qui fuyaient dehors. J'm'entrechoquais aux lampadaires qui m'pissaient leur lumière jaune dessus, mon eye-liner me dégoulinait sur les joues, j'voyais la nuit en rose à travers des yeux cirrhosés et j'avais une envie d'm'ouvrir les veines avec un pistolet à clou. J'mirais les fenêtres éclairés enchainée dans mon créneau horaire: 2h à 6h. J'avais les toits de voiture en guise de siège automatique dans ma tête ça faisait déclic et j'm'envolais vers les étoiles, ça tournait une bourrée bretonne à trois temps d'une bourrée pas bretonne qui perdait son temps. P'tin même si c'était pas la vie, la quête d'amour, ben c'est beau quand-même. Mais dans la déchéance tu perds toutes tes chances de te trouver, parce que c'est toi qui t'perds ! Tu t'perds tellement que tu scotches ton visage au verso de ton esprit, t'as retourné la glace et tu bouffes le miroir par les deux faces. T'es là, toutes les nuits, à mettre le visage dans les cheveux de quelqu'un qui sait même pas comment tu t'appelle juste parce que seule dans un lit c'est comme si t'avais plus d'peau et que le matelat t'avait déjà engloutit. J'veux pas mourir seule, enterrée par le sommier dans mon sommeil. Mais au bout d'un moment t'as tellement été mordu dans l'aorte que tu t'répètes dans ta tête « j'n'ai pas d'amour et j'parle pas, j'n'ai pas d'amour et j'parle pas … » et ça s'répète, ça s'répète et tu t'entête et l'disque tourne jusqu'à ce que t'essaye d'imprimer la leçon pour plus bouffer du ragoût d'amour empoisonné de belles paroles qu'on t'a servi sur un plateau, où, caché sous la cloche, il y avait marqué : « c'est juste pour la nuit ». Mais toi t'étais affamée, t'as même pas regardé ce qu'il y avait marqué. Et puis t'es là, tu fais la fière et tu commence à ressembler à une peinture entachée de vieilles croûtes que tu prétends maquiller derrière une 7è couche de mascara diluée au vin. Mais dedans c'est un picasso qui s'joue en cubisme décomposé de croches de pianos qui s'accrochent aux tripes à chaque fois que t'éclates de rire … mais t'en sors quand même toujours une bien bonne l'air de rien. Et ça joue la symphonie de « La jeune fille et la mort » de Schubert dans ton bide et personne n'entend rien et tu chaloupes tu chavires faut pas charier coco!, mais bon tes là pour ça toi, t'es une fille comme ça, celle qui s'en fout, celle qui est légère, celle qui s'envole dans les bras des gars parce qu'elle aime ça … enfin c'est ce que tu fais croire …
C'est toujours la même morsure de dedans, ce deux qui passe à un, que ce soit d'une nuit ou d'vingt ans …

vendredi 26 novembre 2010

c'est parce que c'est toi et parce que c'est comme ça ...

Même si à l'instant j'ai les tripes en bouillies la mâchoire serrée à m'en casser les dents et ce crie de dedans qui décrit sûrement ce passé qui me dépasse il y a pourtant une pensée qui me tient la main, pensée palpable qui vient à l'intérieur de moi pour apaiser les brûlures, pensées-souvenirs de toi et moi riants, de tes mots calmants mes maux sans me malmener d'un incompréhension froissant les âmes déjà blessées par les certitudes des « bien-pensants ». Une présence réconfort qui fait armure aux armes se dressants contre moi-même et m'apporte la vision enchantée qui colore les murs d'un lieu sinistre. Chaque fou rire égal une fleur. Chaque parole égal un rayon de soleil. Chaque moment d'écoute égal une musique mélodieuse. Et le tout égal une peinture d'une beauté inégalable. Je pourrais écrire sur la douleur mais cela ne te correspondrais pas. Parce que tu n'es pas la douleur et tu m'en éloigne. Si je devais échanger une lettre je dirais Couleur. C'est comme colorer la vie pour changer le tableau. On peut pas enlever le noir ça s'efface pas. Mais on peut rajouter des couleurs dessus. Cette pièce refuge comme celle de deux enfants se réinventant le monde à travers un univers merveilleux est devenue comme un cocon où vole des bribes de rire qui éclatent en bulles magiques. J'avais les doigts au fond de la bouche et la bouche au bout des doigts, on peut ni manger ni parler comme ça, juste écrire au moins, mais tout doucement il y a des petites embouchures qui se débouches grâce à des parcelles d'un peu tout et d'un peu toi aussi un champ de vie qui s'ouvre pour rappeler cette volonté avide de vie qui s'arrime à travers la rime et rempile avec l'existence, il faut rempailler le soi, chercher les pailles pour boire les petits bonheurs.

mercredi 2 juin 2010

j'suis qu'une enfant

des bribes et des bulles qui flottent dans des pensées de coton et ce pourquoi qui revient en rengaine résonnante qui remonte des tréfonds archaiques derrière toujours derrière qui m'entoure d'acouphènes et les images se brouillent
une petite fille une enfant?
Des poupées des jouets et la chambre bleue dans l'obscurité la solitude les rêves et soudain un cri
petite cachée sous la table cajolant son nounours et soudain un coup
petite fille se sauve et s'enfuit vole et court et se retrouve en haut d'une falaise elle court elle court elle court et elle s'envole, emmenée par deux cigognes

et ce pourquoi qui revient
cherche cherche le réconfort fort d'une certitude qui dit il n'y a rien plus rien que le silence et toi petite en larmes armées de violence et ces couleurs qui brouillent ta vision enchantée
chant de douleur coloré qui peint les murs de la maison que tu t'es crée
création d'un monde plus beau que ce réel qui tue
imagination salvatrice qui deviendra castratrice où est le vrai où est le faux déambulation aléatoire d'un lieu à l'autre où es-tu que fais-tu avec parents entre parenthèses
chaque années tu souffles sur des bougies et tout grandit sauf toi
acharnée contre la vie dans laquelle tu cours sans faire attention tombes pleines de croutes et de bleus souriante et cabossée
quand soudain un cri
des cris toujours autour de toi
et puis des coups et qui les donne ? Toi ? L'Autre?
Ça te sonnes et se mêle en acouphènes retentissants plus de son plus de lumière plus rien un choc
"Tu comprendras que tu ne fuis pas, mais que tu te réveilles. Enfin, tu
comprendras que tu n’es plus une enfant. Enfin."

lundi 24 novembre 2008

ouvre

ouvre ouvre ouvre toi couvre toi protège toi j'ai aimé mal aimé aimé l'amour j'ai cherché cherche encore et creuse me creuse m'affaisse sur mes fesses me fout la fessée me colle le cerveau avec des bulles déboule ébullition ahurie abrutie petite brute gigote dans tous les sens et détruis tout sur ton passage c'est des hurlements furie et furieux tu casse et te casses moi j'aime ça balayer mes reste ça m'oblige à rester un peu en suspend suspension pendue à la pensée je me dépense je crois et croisse et me croise ne me vois pas mon reflet est flou et fou folie de fils dénoue les noeud tortille les cheveux sur ma tête à force de me tirer les cheveux je m'arrache les neurones j'expulse me répulse plusation je tate mon poul ça bat trop vite évite et viens là dedans c'est dehors qu'il faut aller doucement calme ta violence petite brutale tu vas blesser quelqu'un attention à toi attends toi deux minutes te rogne pas l'aile à défaut de n'avoir rien à te mettre sous la dent je mange pas le vide ça me fait pas envie je veux la vie croquer et mastiquer bouffer la peau des autres un peu de pause souffle respire sens allez va et arrête tu vas tomber sur une arrête

le passé


Un homme aimait une femme qui était morte. Il y avait cette femme pendue à un arbre. Et cet homme qui la regardait, la regardait, la regardait. Des jours, des nuits passèrent et les feuilles tombèrent, des feuilles rouges qui s’étaient abreuvés de sang. L’homme vidé de larmes quitta les lieux emportant en lui le corps de la morte. Il en rencontra une autre qui elle aussi portait un corps défunt. Ils exhumèrent leurs morts, firent fondre un masque qu’ils se placèrent sur le visage. L’un aima l’autre sans le voir. Ils firent un enfant qui se dégageât tant bien que mal des tombes. Il était encombré par ses décombres de cadavres et s’exprimait dans un langage obscur. Il y avait des os dans sa cervelle. Ses mots étaient des petits paquets sans sens. Il chantait le langage des signes, chaque parole symbolique était un fil qu’il tirait de sa tête dans laquelle la ficelle s’emmêlait et faisais des nœuds. Il nouait sa pensée en tresse qui se chevauchait en zigzagant, labyrinthique esprit qui à l’envers faisais des vers, asticots se tortillants dans le songe. L’étrange enfant dérangeait. Il refusait le réel et s’accrochait au rêve avec les ongles et les dents. Il mangeait le silence, s’abreuvait de la nuit, suçait des étoiles, léchait les rives ondoyantes où se reflétait la lune et le jour venu s’engouffrait dans le sol et s’enterrait vivant, se terrait et déterrait sous les yeux atterrés de ses parents. Eux abattus se débattaient dans la consternation et conspirèrent contre le chérubin difame.

jeudi 20 novembre 2008

Jusqu'ici tout va bien

Est-ce qu'a vouloir se sauver on se sauve et se perd a vouloir se trouver on s'éloigne de soi on se déçoit on se re-trouve marche sur un fil et fais le funambule ne regarde pas en bas tu voles tu vois tu vois mieux là haut? Si tu tombes tu te tue tu te tais à jamais tu tombes des nues des nués de sens descend j'ai peur en bas j'ai froid plus près plus près du soleil à chercher le chaos tu décroche passe au dessus des choses et tu n'es plus dedans tu danses voles t'enfuies te fuis tu fuis et pffiit ou est tu qui voit tu que fais tu? Tu deconne-ecte reconnais-cte toi reconnais que c'est toi qui perd à vouloir te perdre a qui parles tu? A moi, au secour, mais il n'y pas toujours quelqu'un pour me sauver on est tous si seul tous et seul j'étouffe de tout je bois mes larmes et m'ennivre le bateau coule larguez les amarres et marrez vous j'en ai marre mais c'est si bon cette déconnection tu coule vers le haut

lundi 17 novembre 2008

un deux Toi

Un deux trois Soleil je me suis retournée j'ai pas osé regarder si t'étais encore là je me suis enfuie j'ai quelque chose de pulvérisé à l'interieur je veux pas te bomber comme j'explose tout autour je veux pas que tu balaye mes ruines de dedans non plus je sais pas faire pousser les fleurs dans le desert j'ai pas cette magie là je suis un être d'affect une affection ça peut être une infection et pourtant depuis que tu m'as mordu le doigt je suis mordue de toi deux toits au milieu il y a un vide et je joue au funambule sur un fil je dés-en-bulles ce n'est pas toi c'est moi qui fuis et je sais plus boucher les trous le chaos ça colle à la peau ça fait décoller à force de passer au dessus des choses on est plus dedans et pourtant c'est beau d'apprendre à te connaître et ça mérite bien un effort je laisse juste un bout d'encre sur l'oreiller je m'ancre pas et si cela n'a pas de sens alors c'est que tu comprend parfaitement

vendredi 14 novembre 2008

Noyer


J’ai décidé de faire parler les arbres, qui sont la mémoire de ces histoires déchirantes. Et l’arbre arbore le récit de cette liaison intime et intimidante :
Cette femme. Cette femme là tenait cet enfant là dans les bras. Ce n’était pas un enfant. Ce n’était pas encore un enfant. Enfin. Elle le tenait langé comme un ange, logé contre son sein. Elle était consumée par un feu d’amour destructeur. Si séré contre Elle qu’il en étoufferait, prostré dans sa poitrine, il n’était plus qu’un petit bout de chair. Hagarde elle se tenait acharné. Il y avait un puit vide dans la lande était déserte. L’enfant l’aimait lascif d’une lubricité incestueuse. Ils se mangeaient mutuellement. Il lui lapait la poitrine pendant qu’elle le dévorait de baisers.
Etait-ce une fille ou un garçon ? Ce n’était qu’un nourrisson baignant dans l’hymen. Que s’est-il passé ? La mère amante a tué son bébé. Le petit poupon a bouffé l’angoisse maternelle et s’est étouffé. Et le puit était rempli. Elle s’y jeta l’emmenant avec elle. Il est là, près de moi, je le porte. Je l’ai vu, Elle, les yeux vitreux, trop plein d’émotion, troublante et troublée, les mains tremblantes comme naissent parfois les désirs enivrants. Que s’était-il passé ? Il n’y a que le passé qui le dira.

samedi 8 novembre 2008

l'amère


Mon petit, tout petit comme une goutte entre mes doigts. Je te lècherais pour te garder en moi, petite goutte d’encre ancrée dans le ventre de ta maman. Mon Amour. Mon Beau. Mon roi. Enfin je vais pouvoir vivre, je t’ai tant attendue. Je te serrerai, t’embrasserai les pieds, je te mangerai le nez en croquant tes sourires rieurs et à jamais tu resteras mien. Si un jour la vie t’éloigne de moi, n’oubli jamais que tu viens de mes entrailles et qu’il fallu une tenaille pour t’en arracher. Je ne veux pas que tu fleurisses, que les gens puissent te voir, et t’enlever à moi. Reste un petit bourgeon, petit poupon empaqueté dans tes langes, un ange apeuré. Aporie amère de mon devoir de mère. Je te dévore d’amour, mon ardeur ardente te consume. Mais ne vois tu pas comme je t’aime ? Cet amour charnier vient de ma chair. Je ne veux pas que tu t’arraches au sein maternel. Tète ! Tète ta petite tête collée à ma chair. Je t’enlève du monde pour t’élever, je te lèche et t’allaite et personne ne pourra te défaire de moi, tu m’es lié, je t’encorde à mon sort. S’en sortir à deux pour se sauver. Je t’emmène loin de ce monde dans l’onde de lumière où nous irons voguer sur des océans de chimères. J’imagine une lande où nous serons toi et moi dans une brume de crépuscule. Nous irons nous coucher sous le noyer, bercé par son ombrage, couvert de sa ramée et nos deux corps arrimés seront suturés d’une étreinte. Je recoudrai les plaies que je te ferai.
Maintenant je suis en deuil de ce petit bourgeon. Je te réclame des catacombes de la tombe.
Un zeste amère et pas éternel, amours incessantes tueuses, amours tués, amours tues.
Chut ! Chute ? …

samedi 5 juillet 2008

« si je pouvais retourner dans l’enfant que j’ai été » *


L’enfant qu’on est ou l’enfant qui n’est pas né.
J’ai perdu quelque chose derrière. Quelque part, quelqu’un ou quelque chose et mort, … ou quelqu’un dort encore ?
J’ai en moi, un cadavre d’enfant qui pourri mes viscères. Je l’aime. J’aime prendre l’enfant qui est en moi et le caresser, le cajoler, m’en occuper comme d’une mère. Petit être qui tète et me tient par son charme décharné.
Retrouver un corps d’enfant pour retourner dans l’enfant qui est en moi.
Mais ne faudrait-il pas le tuer ? Petit spectre malade qui me hante. Il est lié à la chaîne maternelle.
Qui s’auto-psychianalise se regarde le nombril ! On se regarde, on s‘admire, on se hait. Un petit couplet pour un miroir désenchanté.
J’ai soif de glace ! Depuis quand fond elle devant moi pour ouvrir sa bouche hideuse et me parler ? On dresse un miroir, le miroir de la mère, de la méchante mère, celle qui voulait du mal à la blanche neige, ou la maléfique qui endort la belle, elle tend son miroir à la petite fille en lui dictant la formule magique. Que dit tu ? Et la formule est partie dans la tombe.
Un miroir te dresse et te presse au mouroir. Chaude logorrhée mensongère.
Un songe mensonger, conte pour enfants ratés :
Il s’appelle Melancholia. On mêla sa noirceur à sa bile. On le prit à la naissance, on lui fit une césarienne, on lui peignit les entrailles en noir et on referme le ventre, le tout bien cousu pour qu’il n’accouche jamais de son mal. Lorsqu’il se regarde le nombril, il voit l’origine de sa souffrance, son enfant à lui, sa bile noire.
Il grandit avec un habit de deuil, qui lui ne grandissait pas. Au fil des années, son corps cloîtré dans ce costume amidonné s’étriqua. Il n’atteint jamais sa taille adulte. Sa bile noire le rendait malade. Mais la bile était bien ancrée, entravée dans les entrailles, alors pour se soigner, il la vomit. Elle en noircit d’autant plus son organisme. Il continu à se regarder le nombril, en se demandant qu’est ce qui pourrait bien le libérer, dénouer ces fils. Il s’ouvre lui-même le ventre pour aller chercher et fouiller. Au fond il n’y avait rien qu’un peu de vase.
Un petit être qui tète et s’entête à vouloir croire un mensonge. Seulement pour ne pas grandir.
Qu’est-ce qui est coincé derrière ?… à part mon cul ? Derrière c’est devant, il suffit de croire à son propre mensonge et se le réinventer. La fable se perd, elle a son compte de contes. Et puis tout s’épuise avec le temps. Est-ce que mentir à soi-même c’est fabuler ? Tu fabules, on se fait bulle, comme le papier, et on s’explose … de rire. Quand ça pète entre les doigts comme des petites mitraillettes, on y croit, c’est la guerre, c’est ça l’enfance aussi !
Il ne faut pas retourner dans l’enfant qui est en nous, il faut LE retourner, le placer haut, en haut et le brandir comme une victoire.

A.S

*(Macbeth heiner muller)

jeudi 10 avril 2008

Dying twice


Every body says that doing his mourning means nothing. But that’s not true. When somebody dies, he stays with you until you let him go. I was laughing when people told me to “make my mourning” thinking that they don’t even know what is to lose someone. Or also when the same said “to live your own life” like if you could live for someone else but you.
But they were right and I was wrong.
My mother died twice. The first date is 4th June 2004 and the other 30th March 2008.
During almost four years I’ve lived my life with someone at my sides. I was feeling her really, and carry her on my shoulders. I had an extra-weight on myself moreover than my own-self.
But even if you’re able to feel it, you can’t deliver yourself from this. But suddenly, a morning you wake up, and you feel different. The weight you had on you has passed in you. And you feel free. It’s just like if a second skin had been taken off, and you seem to be lighter. The deep crave that you had inside and that made you feel so empty, is gone, and replaced by so much feelings. You perceive your emotions. "You were not drunk, but full of emotions" he toldme and now i understand when it happened. And after this you can let all the things that attached you to the person, rings, clothes, because you don’t have to keep the person on. You’re stomach, that has a long time been a cemetery for a dead, now, let’s life begin. But this person is in you forever, and you don’t need anything to refasten to her because now you realise that she’s dead and you have to let her go. She has flied away. And you’re free. Someone is dead and someone else is born again.

vendredi 4 avril 2008

Envie de deux êtres en vie

Envie de deux êtres en vie

Voir quelqu'un et avoir l'impression de le connaître au premier coup d'oeil

Regarder quelqu'un et avoir vraiment envie de le connaître

Se teindre les cheveux en jaune parce que sa fout un coup à la tête

Avoir envie de se teindre les cheveux en rouge parce qu'on a vu quelqu'un se les teindre en jaune

Se mettre un faux flingue sur la tempe

Sourire a quelqu'un

Fixer un point pendant vingt minutes quand tout le monde essaye de vous déconcentrer tout en restant impassible même si on vous met des pailles dans le nez

Demander à quelqu'un si il te voit flou

Mettre des chapeaux de gestapo qui viennent vraiment de la gestapo (parait-il)

Coller sa lèvre sur sa gencive pour avoir une tête de lapin

Loucher comme si c'était naturel

Faire des grimaces pendant que d'autres sont en train de parler sérieusement

Retenir un numéro par coeur quand quelqu'un le donne à quelqu'un d'autre et l'appeler ensuite sans être censée avoir son numéro

Donner un rendez-vous à quelqu'un sans être sure qu'il viendra et être contente qu'il y soit

Fumer des clopes dans un arbre

Parler dans un arbre

Raconter sa vie sans avoir peur que l’autre ai peur de ce que l’on raconte

Ecouter l’autre raconter des histoires de sa vie qui pourrait être dans des livres

Prendre de la coke, extasie, amphet, mesca, drogues dures, drogues molles, drogues liquides, drogues solides, drogues ...

S'être fait éteindre une clope sur le torse sans rien sentir

Regarder cuire de la soupe à poil à quatres heures du matin dans une casserole vide en disant qu'il est onze heures sans montre au poignet

Ecouter quelqu'un vraiment

Regarder quelqu'un vraiment

et être vrai(e)

Regarder un castor qui passe

S'extasier devant un canard

Etre parti à Londres avec cent euros et un sac à dos trop lourd pendant deux mois

Etre partie en Afrique pendant un an

« parler du garçon arbre et ange à la fois qui à traverser l'océan ... me perdre tout en sachant qu'avec toi je suis en sûreté ... m'adresser à toi dans un mauvais allemand » (Kane)

Réciter manque de sarah kane en face de quelqu'un qui vous écoute vraiment et qui comprend

Se déguiser en babacool

Dire qu'on ira fumer des joints dans un entrepôt désaffecté

Dire qu'on ira à deux dans un café avec la lèvre collée sur la gencive et loucher comme si c'était naturel en regardant la réaction des gens sans sciller

Ecouter Joy Division

Rire franchement et se sentir bien

Se faire des fausses larmes avec du maquillage

Avoir envie d'embrasser quelqu'un sans savoir pourquoi juste parce qu'on a envie et le faire

Se réveiller avec un oeil au beurre noire sans savoir pourquoi

Aller en cours avec des fausses larmes et une heure de retard

Parler avec quelqu'un perché en l'air sur une fenêtre

Rouler sur un vélo sans selle avec une roue sans pneu qui fait des étincelles

Parler avec un téléphone fixe accroché sur la tête avec le fil et avoir les deux mains libres

Fumer assise sur les marches jusqu'a ce que quelqu'un rentre

Et puis ...

vendredi 28 mars 2008

redon redondant









mes nuits me nuisent et m'amenuisent à ma quête de maquettes




une beigne-noire dans l'oeil



Je dégueule mon mascara par les yeux.
Je me baigne dans mon rimel.
Je me fout une beigne dans ma baignoire.
Je m'eyeliner des lignes dans les yeux vers l'ailleurs.
Je me tape un shoot au waterman.
La fée s'éfface comme de l'encre délébile.
Je m'ancre dans ma bile.
Le fer blanc se fait cerceuil.
Le bidet se fait recueil.
Un oeil astré les neurones déconnectent.
La gerbe noire degoulinant sur mes joues me masque.
Un shoot aux water, les pensées s'évaporent.
Plus de larmes, plus de corps.

dimanche 27 janvier 2008


Avide de vie
Vide de vie
Ca ne tient qu’a une lettre
Ca peut être l’être
C’est peut-être pour ca
C’est peut être moi
J’ai la bouche au bout des doigts
Je vomis les maux par les mots
Mieux vaut bien choisir son embouchure
Quand tous les orifices sont bouchés
Quand ton orifices sont touchés
Je crie la nuit
Et je me nuis
J’attends l’aube

Je rêve que je dors

un somme nuit


"Parfois on trouve un vieux flacon qui se souvient,d'où jaillit toute vive une âme qui revient"

J’écris je crie décris des cris,
Et puis des puits je tombe dans ma tombe,
Des lances de silence transpercent le corps vide de vie
Et puis avide de vie je fonce dans les ronces
Égratignée par l’inconstance
Et visse des vices
Statique dans la souffrance
Et vive dans la douleur
Mais mes fêtes pour le bonheur
Sont faites de couleurs
Je ne cherche pas la rime
Je m’arrime
J’accroche des croches d’entrain pour prendre le train dévié
Je travaille les entrailles ôtant le contenu
Pour combler le rempart de toute part
Pour remplir le rire et rempiler avec l’existence
Il faut rempailler le soi
Mais pour cela il faut le laver de larmes
Revenir larvaire pour se refaire
Et puis le puit sera rempli

jeudi 24 janvier 2008

mes vagues a bonds


Mes vagabonds, vagues a bonds, mes vagues à l’âme,

Mon Dorian, auquel je pense tous les jours, comme Dorian Gray qui ne vieillira jamais dans mon âme, mon vague a l’âme, mon vagabond.
Vous que je regarde avec amour, ou allez vous ? D’où venez-vous ? Que faites vous ? Moi qui passe mes journées en destruction a chercher la vie, mes beaux visages en fractales que personne ne voit et passe a côté comme des métaplasmes perdus comment pourrait-t-on d’apercevoir avec une tel voyance que vous êtes dix milles fois plus fort que nous perché et coincé dans nôtre quotidien de carcan encerclé de normalité. Je voudrais me brûler dans votre perte de toute matérialité jusqu'à ce que mes ailes soient de cire et que ma vie n’ait qu’un sens dépourvu de toute cette descente en tombe et tombée dans cette nuit. Une hypallage de me rendre ma vie et rendre ma vie à quelqu’un. « Le bonheur n’est réel que si il est partagé » (Christopher Mcandless), de tout ce que l’on peut vivre en dehors de cette société où l’on crève d’ennuie, vivre avec des gens on couleurs. Mitterrand disait "le gris...Mais il existe une multitude de gris. C'est beau le gris. Les gens qui n'aiment pas le gris sont des imbéciles..." et on vous voit ternes, alors que vous êtes pleins de couleurs de cette vie a vague a bonds. Mon Dorian qui n’existait de nulle part et que je ne retrouverais jamais juste pour chercher les autres toujours dans la partance du bout du monde, dans des nuages le long des routes que le vent écoute et que les passant ignorent sans penser, sans avoir les yeux pour voir la beauté qui crève les yeux à ne plus vouloir voir, des oedipes qui tournent dans une vie de sisyphes a remonter leur montagne et poussant leurs pierres en passant a côté de ce qui a de plus beau, parce que les jours les jours s’en vont dans cette petite vie où l’on crève d’ennuie et un autre jour s’en va.

Mais vous, qui vivez malgré le néant de ce qu’on l’on croit être réalité et qui l’est mais dans une forme d’astéisme, dans cette servilité qui nous abrutie et nous tends à donner sans donner. Il suffirait d’un sourire, d’une présence, comme tu me l’as dit toi Dorian si je ne m’étais pas arrêté sur toi grâce aux clochards célestes de Kerouac de ce cloche d’art de la nôtre d’âme que j’avais suivie juste avant de trouver ta trace avec tes yeux remplies de vie alors que tu étais seul avec ta chienne nommée « seine », comme Paris, pourquoi j’ai cherchée si longtemps ? Comme mon gamin du train, pendant cinq heures avec un gamin qui aurait pût être mon frère qui me disait « je suis comme un cheval enragé dans un box que l’on veut pas laisser sortir » pleins de fougues, et qui taguait les murs du trains … Je me souvient de ta signature, de ton tag, mais malgré ta signature je n’ai jamais retrouvée ta trace, mon petit frère de malheur puisque tout tient dans rien, dans un souvenir. Un bonnet a casquette et un cahier a dessins, toi que je regardais a travers la vitre qui dessinait je en sais quoi. Je penses a toi depuis mille ans. Toi qui disais à ce vieil alcoolique martinicain d’arrêter de boire parce que l’alcool et que l’alcool le tueras comme son père. Comme ton père. Mon petit frère, comme ma mère j’ai pensé. Toi qui disait « arrête mon père en est mort » … et là j’ai pensé, mon gamin perdu, et tu m’as dit, tu t’es livré avec des « l'l'avais jamais dit a personne » quand ton père frappait ta mère point qu’elle se foute au bord de la fenêtre et qu’elle menace de se jeter. Et de ta phrase « j’ai compris a 9 ans quand j’entendais le bouchon se dévisser », et moi qui répond comme schlack de la canette de bière, et voilà et presque cinq heures à parler de nos horreurs de gamins, mon gamin, mon gosse, mon petit frère de souffrance. Un pure sang, une cheval impossible a canalisé dans un canal de box trop énergique pour un espace trop petit pour toi tu me l’as dit.

J’irai chanter Barbara pour le temps qui passe, des gens qui s’en vont, je viens de le dire a marion, la belle e Marion de marionnettes, les gens passent et viennent et un autre jour s’en va. Et demain j’irai chercher les vagues bonds, « ce que j’fais là moi j’sais pas », mais j'irais, et partirais jusqu'à trouver mes vagabonds et frères.